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Interview de Guillemine Patin

… une reverie pour sortir de la pollution

 

Selpan est sorti en avril 2016. Son auteur, Guillemine Patin, nous révèle ici quelques secrets de création. 

 

> Pourquoi avoir choisi une narration sous forme de dialogue d’enfants ?

À l'origine ce texte a été conçu pour un concours d'écriture à destination des enfants autour de la nature et de l'écologie. J'ai fait le choix de m'écarter des récits, plus traditionnels, pour aller vers un dialogue, qui intégrerait l'histoire. Faire parler des petits garçons n'est pas une chose simple, on peut vite tomber dans la caricature, mais je voulais donner vie à ces deux personnages, entendre leur voix, et surtout faire honneur à l'imagination débordante qu'ont les enfants quand ils jouent. On s'est tous inventé des mondes imaginaires étant petits, j'ai voulu faire renaître ce sentiment.

> Pourquoi avoir choisi ce thème de la pollution ? Et pourquoi avoir situé l’album à Naples ?

Le thème de la pollution a découlé du sujet du concours d'écriture, "la nature". J'ai essayé d'éviter les sujets un peu clichés en prenant le thème à rebrousse poil : partir de la pollution pour s'évader vers la nature, ainsi pointer dans le même temps ce que l'homme peut faire à la nature. Naples est une ville magnifique mais malheureusement emblématique de la pollution citadine. Un récit de voyage de mes grands-parents est à l'origine du choix de la ville. Ils m'ont raconté y avoir été en vacances, et le choc profond qu'ils ont ressenti lorsqu'ils sont sortis du Naples "pour les touristes" et ont découvert l'envers du décor.

> Quel est le message véhiculé par cet album ?

Je n'ai pas du tout cherché à véhiculer un message au travers de cette histoire, mais davantage une incitation au rêve, une découverte des magnifiques pouvoirs de l'imagination et de sa capacité à transcender le réel, à l'embellir, à l'accepter comme il est.

> Que dire des illustrations ?

Le travail d'Étienne (Friess) donne consistance et épaisseur à cette forêt imaginaire, finalement très peu décrite dans le texte. J'aime l'idée que le texte évoque sans tout dire, pour laisser sa place à l'illustrateur, mais aussi aux lecteurs. Le fait que le narrateur n'ait pas de nom a d'ailleurs suscité l'envie chez un petit lecteur de 6 ans de le nommer, de lui en inventer un, il a un peu construit l'histoire lui aussi. Je ne saurais dire pourquoi, mais il l'a appelé "Gradouk" !

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